Utilizamos cookies propias y de terceros para realizar labores analíticas y mostrarle publicidad relacionada con sus hábitos de navegación. Al continuar navegando aceptas nuestra Política de Cookies.

AUTEUR :Olga Clemencia Giraldo A .
E-mail : olga_giraldo70@yahoo.com
Profession : Physiothérapeute
Universidad autónoma de Manizales Manizales-
Caldas- Colombia
Portable : (051) 315-881-62-40

LES LÉSIONS OSSEUSES-ARTICULAIRES-MUSCULAIRES DES MEMBRES SUPÉRIEURS LES PLUS COURANTES
FRACTURES DU MEMBRE SUPÉRIEUR.HUMÉRUS

  • Fracture de la métaphyse proximale
  • Fracture de la diaphyse
  • Fracture de la métaphyse distale
  • Fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus :
    • Fractures isolées de la tête humérale (épiphyse proximale)
    • Fractures du trochiter
    • Fracture sans déplacement du sommet du trochiter
    • Fracture avec déplacement du trochiter
  • Fractures du col de l’humérus
    • Fractures par contusion
    • Fractures par adduction

FRACTURES DE LA MÉTAPHYSE PROXIMALE

•  Elles peuvent être isolées ou associées à une luxation scapulo-humérale.

•  Ce type de fractures peut léser l’artère axillaire en cas de déplacement important.

Fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus :
FRACTURES ISOLÉES DE LA TÊTE HUMÉRALE (ÉPIPHYSE PROXIMALE)
•  Elles restent rares
•  immobilisation avec bras en écharpe et rééducation.

FRACTURES DU TROCHITER
On dénombre trois types de fractures du trochiter :

  • fracture comminutive avec forte altération osseuse.
  • Fracture sans déplacement du fragment.
  • Fracture avec déplacement du fragment.
  • Fracture du massif du trochiter

•  Fracture comminutive du trochiter :
elle se produit généralement à la suite d’un coup direct et violent sur la tête humérale, lors d’une chute de côté.

Dans la majorité des cas, la tête humérale se brise en deux ou plusieurs segments et a parfois le caractère d’une fracture comminutive. Toutefois, les fragments ne se déplacent pas.

Le pronostic est bon et la consolidation rapide.

Le bras est maintenu en écharpe durant 2 à 3 semaines, tout en prenant soin dès le début à effectuer des mouvements de flexion antérieure et postérieure de l’épaule, de rotation puis des mouvements contrôlés d’abduction et ce, sans provoquer de douleur. Au bout de 2 à 3 semaines, l'épaule commence à retrouver sa mobilité et récupère toute sa fonction au bout d’1 à 2 mois,
tout en prenant soin dès le début à effectuer des mouvements de flexion antérieure et postérieure de l’épaule, de rotation puis des mouvements contrôlés d’abduction et ce, sans provoquer de douleur. Au bout de 2 à 3 semaines, l'épaule commence à retrouver sa mobilité et récupère toute sa fonction au bout d’1 à 2 mois.

•  fracture sans déplacement du sommet du trochiter :
il s’agit du cas typique de fracture par arrachement. La traction arrache la base de la zone d'insertion du muscle.

Le fragment détaché ne se déplace que très rarement.

Le pronostic est bon il suffira de maintenir le bras en écharpe durant 2 à 3 semaines,
en prenant soin de conserver la mobilité de l’épaule.

•  fracture avec déplacement du trochiter :
en raison de la violence de la chute, la traction du supra-épineux est extrêmement violente, la radiographie le montre au niveau de la tête humérale ou sous l’acromion.

Le fragment détaché doit être réduit et fixé en position normale.

 Le pronostic est généralement très bon
et l’épaule récupère sa mobilité.

Le deltoïde, principal moteur du mouvement, s'atrophie avec une rapidité époustouflante, ce qui rend sa récupération très lente et difficile.

Les exercices de rééducation doivent commencer rapidement, tant qu’il existe une union solide du segment osseux fracturé.

FRACTURES DU COL ANATOMIQUE

Le trait de la fracture apparaît au niveau du cartilage de croissance (disjonction) chez l’enfant, ou au niveau de ce qui reste de cartilage chez le patient jeune ou chez l'adulte.

Le cartilage n'apparaît quasiment jamais une fois la croissance terminée, l'épiphyse restant soudée au reste de l'os. Il est donc plus fréquent chez l'enfant.

Le déplacement des fragments est presque toujours modéré et ne nécessite aucune manœuvre de réduction.

Une simple immobilisation par bandage pendant deux à trois semaines suffit.

Si la réduction est toujours modérée, cette dernière se remet spontanément en place durant la croissance.

La réduction chirurgicale n’est presque jamais indiquée.

La nécrose avasculaire de l’épiphyse humérale ne provoque que très rarement des complications.

Chez l’adulte : elles sont extrêmement rares et apparaissent au niveau du restant de cartilage de croissance.

Il existe deux situations différentes chez l’enfant :
•  le pouvoir de remodelage des segments fracturés est déjà nul, de sorte qu’en cas de déformations importantes, ces dernières doivent être corrigées.

•  La capacité de revascularisation de l’épiphyse à travers la ligne de fracture est rare. La nécrose avasculaire de l’épiphyse apparaît alors fréquemment sur ce type de fracture.

On va plâtrer le bras et le mettre en écharpe ce qui corrigera l’élévation et la déformation en varus de l’humérus. On retirera le plâtre au bout de deux à trois semaines tout en maintenant le bras en écharpe.

Des exercices actifs devront être effectués afin de conserver l'activité musculaire de l’épaule.

1. Fractures par contusion :

  • produites par un mécanisme d’impact direct.
  • Ce sont des fractures stables ayant un bon pronostic.
  • On devra immobiliser le bras en écharpe ou au moyen d’un plâtre qui ira de l’épaule au coude, sans que ce dernier empêche la mobilité.
  • Les mouvements de flexion antérieure et postérieure de l’épaule devront perdurer et au bout de deux à trois semaines, on débutera les mouvements d'abduction du bras.
  • On retrouve l’usage du membre au bout d’un à deux mois et l’on ne doit pas s’attendre à une limitation du mouvement de l’articulation.
  • Aucun des mouvements par lesquels on va débuter la rééducation ne doit provoquer de douleur.

2. Fractures par adduction :

  • La réduction orthopédique est généralement très difficile, la stabilité des fragments est précaire et exige le plus souvent un traitement chirurgical.
  • Fractures avec déviation accentuée en varus du segment distal chez les patients de moins de 40-45 ans.
  • La déviation accentuée en varus de l’humérus limite fortement le mouvement d’abduction de l’épaule.
  • Elle peut être peu notable dans la maladie de l’âge avancé, maladie dans laquelle l’encastrement des fragments compte beaucoup plus, ce qui garantit donc une consolidation rapide et une mobilisation précoce, même si l’abduction peut demeurer partiellement limitée.
  • Cette immobilisation sera maintenue durant trois à quatre semaines. On va effectuer des exercices pendulaires du bras en débutant les mouvements d’abduction au bout de deux à trois semaines.
  • Aucun des mouvements par lesquels on va débuter la rééducation ne doit provoquer de douleur.

Rééducation :

  • débuter par des exercices pendulaires.
  • Utiliser si besoin une écharpe afin d’éviter toute fatigue.
  • Mobilisation scapulo-humérale progressive.
  • On va pouvoir effectuer la technique de mobilisation articulaire à la suite de la consolidation totale.

fractures de la diaphyse de l’humérus

  • Ce sont généralement des fractures très instables.
  • Le traitement préconisé pour les polytraumatisés est la fixation interne, surtout si les fractures sont bilatérales ou associées à des fractures ipsilatérales du cubitus et du radius.
  • La fixation va générer une évolution plus rapide de la fracture et un meilleur maniement du patient polyfracturé. Elle permettra d’éviter une complication relativement fréquente comme la lésion du nerf radial, en plus de diminuer l’incidence d’embolie graisseuse.

Traitement définitif

  • L’avant-bras est maintenu en écharpe (Image).
  • On peut arrêter l’immobilisation. Le bras reste en écharpe et l’activité de toutes les articulations et masses musculaires est maintenue.
  • La consolidation est rapide et les résultats fonctionnels sont généralement excellents.

Incarcération du nerf radial

  • Il s’agit d’une complication relativement fréquente (19 %).
  • Elle apparaît sur des fractures impliquant la partie moyenne de la diaphyse.
  • Autrement dit, la lésion du nerf radial provoquée par une fracture de l'humérus due à une blessure par arme à feu ou causée par de graves fractures exposées, est particulièrement sérieuse. La lésion fait souvent l’objet d’une exploration et d’une intervention chirurgicale.
  • Ces deux situations mises à part, la lésion du nerf correspond généralement à une neuropraxie. Elle a un caractère bénin et sa récupération est spontanée.
  • Cette lésion est facile à diagnostiquer et les signes qui l'identifient sont évidents :
    • main tombante.
    • La supination est impossible à effectuer,
    • de même que l’extension des doigts des articulations métacarpo-phalangiennes et du pouce.
    • Diminution de la sensibilité du dos de la main, du côté radial.
  • Au cours du processus de récupération, on devra veiller à ce que la fonction musculaire impliquée fasse l’objet d’une bonne physiothérapie, complétée par une stimulation électrique de la fonction musculaire.
  • L’attelle antébrachio-palmaire permettra d’éviter la mauvaise position de la main et des doigts.

Indications chirurgicales des fractures de la diaphyse humérale

  • Elles son extrêmement rares
  • Les complications suite à l’acte chirurgical sont beaucoup plus fréquentes et graves que celles générées par un traitement orthopédique :
  • retard de consolidation, pseudarthrose, éléments d’ostéosynthèse se détachant des extrémités osseuses, incarcération du nerf radial, séquelles cicatricielles au niveau des muscles du bras et infections sont des complications assez courantes.

Fracture de la métaphyse distale

  • Ces fractures sont toujours graves car elles peuvent léser l’artère humérale et le nerf médian. Leur évolution implique souvent un retard de consolidation et même une pseudarthrose.
  • La chirurgie est ici indiquée, particulièrement en présence d'une fracture ipsitérale du cubitus et du radius (coude flottant).
Les fractures de la palette humérale, toujours complexes, nécessitent une réduction la plus anatomique possible de la superficie articulaire. C’est pourquoi la réduction chirurgicale et l’ostéosynthèse s’avèrent nécessaires. Kinésithérapie en orthopédie