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AUTEUR :

Ana María Gómez Vizcaíno.

Kinésithérapeute (Murcia)
INTRODUCTION

Après cinq années de travail au Service de rééducation de l’Hôpital Perpetuo Socorro de Carthagène et en tenant compte du fait que 40 % des patients souffraient de cette pathologie, je vais ici développer un protocole crée en fonction des expériences distinctes obtenues sur une période allant de 6 à 8 semaines.

La colonne cervicale est sans doute le système articulaire le plus complexe du corps humain. Elle possède 37 articulations distinctes dont la fonction est de soutenir la tête ainsi que de garantir une grande quantité de mouvements par rapport au buste. Ces mouvements sont destinés à contrôler tous les organes des sens: la vue, l’ouïe, l'odorat et le goût, ainsi que le toucher et la proprioception.

La tête effectue quelques 600 mouvements par heure, ce qui, conjugué à la longue perspective de la vie, au travail, à la vie sédentaire et à la perte de masse musculaire qui l'accompagne, fait partie des causes impliquées dans l'origine des problèmes dégénératifs et de sa symptomatologie douloureuse.

Selon une étude épidémiologique, plus de 10 % de la population ont fait référence à des épisodes de cervicalgie au cours des 3 dernières années. Elle a une prévalence chez les femmes. Seulement 1 % développe des manifestations neurologiques.

ÉTIOLOGIE

Différentes causes peuvent être à l’origine de la cervicalgie:

  • Processus inflammatoires: Arthrite rhumatoïde ou spondylite ankylosante.
  • Troubles statiques congénitaux: Côte supplémentaire ou vertèbre surnuméraire ou «cunéiforme»située jusqu’à D1-D2-D3
  • Altérations de la posture statique: Cypholordose ou «dos plat».
  • Facteurs mécaniques: Traumatismes directs ou indirects, efforts, mouvements désordonnés, mauvaises postures.
  • Facteurs physiologiques: Altérations vasculaires.
  • Facteurs psychiques: surévaluation de cette douleur.

TRAITEMENT PAR KINÉSITHÉRAPIE

Avant de débuter le traitement il est essentiel D'ÉVITER DANS LA MESURE DU POSSIBLE UNE IMMOBILISATION PARTIELLE OU TOTALE DE LA ZONE LÉSÉE.

De par mon expérience, j’ai pu constater que le port d'une minerve durant au moins deux semaines lors de la phase aiguë de la cervicalgie, ralentissait la récupération de la mobilité cervicale.. En effet, la minerve faisant office de soutien, la musculature avait perdu toute sa force. Par ailleurs, lorsque les patients retiraient leur minerve, ils avaient la sensation que leur tête allait tomber et qu'ils ne pouvaient pas la soutenir. Cela aggravait donc les symptômes de nausée, de vertiges et de douleur...

PHASE ANALGÉSIQUE
Voici l’ensemble des techniques destinées à diminuer la douleur et l’inflammation des tissus. Elles seront ensuite davantage détaillées:
*Thermothérapie :on distingue deux modalités en fonction des facteurs tels que la sensibilité du patient à la chaleur, si ce dernier est porteur d’objets métalliques (ostéosynthèse ou pacemakers), s'il présente des troubles de la pression artérielle ou si la patiente est enceinte.

Dans les cas précédemment évoqués, on utilise la modalité superficiellequi consiste à appliquer des lampes infrarouges ou à utiliser la fangothérapie dont l'effet est d'augmenter le seuil de la sensibilité douloureuse et la vascularisation de zone pour tenter de faire diminuer la contracture musculaire.

Dans les autres cas, on utilisera la modalité profondesous forme de micro-ondes et d’onde courte, qui en combinant leurs effets magnétiques et électriques, développent un courant à l'intérieur du tissu musculaire et osseux. Il n'y a presque pas de composant thermique sur les tissus superficiels que sont la peau et la graisse.

*Ultrasons :l’effet mécanique produit par ces ondes est utilisé afin de réchauffer les tissus et a un effet trophique régénérateur sur la zone lésée.

Les ultrasons pulsés de 3 Mhz offrent les meilleurs résultats et génèrent un effet de 30 Bars de pression et une fréquence d’interruption de 100Hz à 20 % (2msec-8msec) lorsque l’effet est clairement analgésique ou une fréquence de 48Hz à 19 % (4msec-16,8msec) lorsque l’effet inflammatoire prédomine.

On va débuter avec des doses comprises entre 0,3 et 0,5 W/cm² en utilisant une tête de traitement ERA de 5 cm² permettant ainsi d’arriver à un maximum de 1,2 à 1,5 W/cm². Pour calculer la durée du traitement, on multipliera le nombre de têtes soniques qui rentrent dans la zone à traiter par 1 ou 1,5 minutes par tête sonique.

On peut aussi effectuer une Thérapie combinée qui consiste à appliquer simultanément des ultrasons pulsés de 3Mhz, 100 Hz à 20 % avec une intensité de 0,5W/cm² associés à un courant d'interférence bipolaire avec un courant porteur de 4000Hz et une AMF de 100Hz. Ce type de traitement procure une sensation agréable chez le patient lorsque l’existence de points-gâchettes est ajoutée à la cervicalgie.

*Électrothérapie : cette technique étant la plus efficace dans ce type de pathologies, je vais faire référence à deux types de traitement. Tout d’abord, on trouve la moyenne fréquence avec les Courants d’interférence où l’on utilise de manière sélective l’application tétrapolaire avec vecteur automatique. Pour cela, on placera deux électrodes sur la partie supérieure de la colonne cervicale et deux autres sur la partie inférieure. Ils se connectent et produisent un croisement de canaux.

Pour le traitement des fibres sensitives, on va sélectionner un courant porteur de 4000Hz, une AMF de 60Hz et une modulation du spectre de 90Hz. On augmente l’intensité de deux circuits vers une intensité maximale tolérable en dessous du seuil de douleur.

Pour le traitement des fibres motrices, on va sélectionner un courant porteur de 4000Hz, une AMF de 5Hz et une modulation du spectre de 15Hz.

La durée des deux traitements pris conjointement varie entre 15 et 25 minutes.

Ensuite, à basse fréquence, si l’on utilise les Courants type TENS avec une fréquence comprise entre 50 et 100Hz, on provoque l’effet de «contrôle de la porte d’entrée», activant les fibres sensitives A alpha et causant le blocage de la transmission des messages nociceptifs qui sont transmis par les fibres A delta et C. L'intensité augmente jusqu'à obtenir une sensation de picotements ou fourmillements élevée, sans parvenir à provoquer de contractions. On effectue généralement un ajustement puisque l’on pourra à nouveau augmenter ces dernières.

La durée du traitement est d’au moins 30 minutes.

Si au contraire on choisit une fréquence comprise entre 3 et 8 Hz, nous stimulons la production d'endorphines qui agissent comme des opiacées endogènes. La durée est de 20 minutes.

Dans les deux cas, les électrodes sont placées en fonction du trajet des muscles douloureux.

Kinésithérapie en orthopédie