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AUTOR
Manuel Padrino Martinez
Étudiant en kinésithérapie
Venezuela
INTRODUCTION

Les chaînes musculaires sont des circuits anatomiques à travers lesquels se propagent les forces organisatrices du corps.

Pour mieux comprendre l’être humain, il est essentiel d’avoir dans un premier temps une bonne compréhension de l’organisation physiologique du corps afin de mieux suivre l’installation cohérente des schémas relatifs à l’adaptation, des schémas de compensation, de la pathologie.

Le corps obéit à trois règles:

  • L’équilibre
  • L’économie
  • Le confort (rejet de la douleur).

Au sein du schéma physiologique, l'équilibre, dans toute sa dimension pariétale, viscérale, hémodynamique, hormonale et neurologique est prioritaire et les solutions adoptées sont d'ordre économique. Le schéma de fonctionnement étant physiologique, il est naturellement confortable.

Au sein du schéma relatif à l’adaptation (courbé), l’organisation du corps cherchera à conserver l’équilibre mais en accordant la priorité au bien-être.

L’homme est prêt à tout pour ne pas souffrir. Il trichera, se courbera, diminuera sa mobilité dans la mesure où ses adaptations défensives, moins économiques, lui feront retrouver le confort.

Notre confort et notre équilibre s’obtiennent par une dépense supérieure en énergie. Cette dépense se traduit par un état de fatigue plus important. Si le jeu de compensation musculaire n'est pas suffisant, le patient ne pourra pas rester debout et devra être alité.

L’homme debout doit faire un compromis entre la verticalité et le besoin de cacher ses problèmes, quels qu’ils soient.

L’organisation générale du corps répond à un besoin relationnel.

Le corps est conçu pour observer, percevoir, réagir, donner.

L’homme debout devra s’adapter à la gravité des événements, assurer son équilibre, programmer ses gestes pour prendre, donner et créer.

Les chaînes musculaires assureront ces fonctions.

La bonne coordination de l’organisation générale passera par les fascias.

D’origine mésodermique, toutes les structures conjonctives (aponévrose, enveloppes, tendons, ligaments, capsules, périoste, plèvre, péritoine…) font partie, sur le plan fonctionnel, d’un seul fascia.

Ce fascia forme l’enveloppe superficielle du corps et grâce à ses ramifications, pénètre dans la profondeur des structures jusqu’à l’enveloppe de la cellule.

Ce tissu fixé par le cadre osseux ne peut être tendu.

Toute demande d’allongement requerra un apport supplémentaire de l’ensemble du tissu fascial. Il est indispensable que le résultat des tensions qui s’applique sur le fascia se situe dans une constante physiologique. Si cet apport d’allongement ne peut être accordé, une tension douloureuse apparaît, déclenchant des tensions musculaires par les voies réflexes (rejet de la douleur).

Les fascias relient les viscères au cadre musculo-squelletique. On note l’importance d’une bonne relation articulaire, d’une bonne statique et d’une bonne mobilité de ce cadre.

Les fonctions sont catalysées par le mouvement des structures périphériques. Si la mobilité du cadre musculo-squelletique est altérée, on notera une réduction de la rapidité d’une ou de plusieurs fonctions viscérales.

En contrepartie, le dysfonctionnement d’un organe (congestion, sclérose) modifiera, de par sa lourdeur ou sa rétractation, son système de suspension fasciale.

Le viscère peut constituer l’une des causes de la déviation des structures et provoquer une perte de la mobilité.

Plus la recherche avance, plus l’importance des fascias surprend.

Le traitement destiné aux chaînes musculaires est en réalité un travail des fascias.

Les muscles sont contenus dans des enveloppes interdépendantes. Le rééquilibrage et les tensions passeront par le traitement des ces enveloppes. Le muscle n’est rien d’autre qu’un «ouvrier» au service de l’organisation générale, c’est-à-dire au service des fascias.

Le traitement devra toujours rechercher les causes à travers la logique, la compréhension et le respect des structures.

Le corps doit accepter le traitement que nous lui proposons.

Par exemple, le traitement destiné aux chaînes myofasciales devra tenir compte de la qualité de la trame fasciale. Pour qu’elle puisse redonner un allongement elle devra encore être en mesure de le faire. Lorsqu’on connaît les relations étroites entre les fascias et la nutrition, le drainage et la défense, on se rend compte que la récupération de leur physiologie mécanique se fera uniquement si nous les aidons à d'autres fonctions.

D’où l’importance de l’approche manuelle au niveau viscéral et crânien.

La relation «contenant-contenu» est à la base de la compréhension et du traitement.

Puisque l'on a obtenu le remodelage des fascias grâce au traitement des chaînes, nous pourrons donc uniquement réharmoniser leur mobilité de manière efficace et durable.

Kinésithérapie en orthopédie